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Récupération d'articles d'archives

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/484
date: '2010-01-09 23:12:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101110212155/http://ingnu.fr/2010/01/09/le-rouleau-compresseur-google/
tags:
- Google
title: Le rouleau compresseur Google
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source:
- open-meteo
temperature: -4.9
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Après avoir [phagocyté le marché des moteurs de recherche](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.atinternet-institute.com/fr-fr/barometre-des-moteurs/barometre-des-moteurs-decembre-2009/index-1-1-6-185.html) et s'être inséré dans celui du [webmail](https://web.archive.org/web/20101110212155/https://www.google.com/accounts/ServiceLogin?service=mail&passive=true&rm=false&continue=http%3A%2F%2Fmail.google.com%2Fmail%2F%3Fhl%3Dfr%26tab%3Dwm%26ui%3Dhtml%26zy%3Dl&bsv=zpwhtygjntrz&scc=1&ltmpl=default&ltmplcache=2&hl=fr), après avoir créé [Maps](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://maps.google.fr/maps?hl=fr&client=opera&rls=fr&hs=6qk&tab=wl), [cartographié la lune](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.google.com/moon/), vous avoir [photographié dans votre piscine](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&sll=46.965259,1.73584&sspn=13.002756,33.815918&ie=UTF8&ll=48.859774,2.292151&spn=0.005689,0.033023&z=16&layer=c&cbll=48.860602,2.291532&panoid=LlU9MdH7dGSNf78Ytc-t2A&cbp=11,144.08,,0,-14.3&utm_campaign=fr&utm_medium=lp&utm_source=fr-lp-emea-fr-gns-svn), après s'être inséré sur le marché des [navigateurs web devant Opera](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.atinternet-institute.com/fr-fr/barometre-des-navigateurs/barometre-des-navigateurs-septembre-2009/index-1-1-3-180.html), après s'être lancé sur le marché des [téléphones mobiles](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.google.com/phone/) et celui des [systèmes d'exploitation](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://fr.wikipedia.org/wiki/Google_Chrome_OS), le rouleau compresseur Google s'intéresserait au [marché de l'énergie](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://edocket.access.gpo.gov/2010/E9-31323.htm).
Avec ses [deux millions de serveurs](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.youtube.com/watch?v=zRwPSFpLX8I), le parc informatique de Google est particulièrement consommateur.
Il est donc logique de penser que si Google veut produire et revendre de l'énergie, c'est pour faire des économies, voire gagner encore plus d'argent.
Ce qui est drôle, et je le dis à chaque fois que Google fait un truc qui a un peu de succès/gueule, c'est que personne ne crache dessus.
Je fais un parallèle avec Microsoft.
Il y a dix ans, c'était la bête noire: les gens avaient peur pour leur vie privée, ça en devenait presque une psychose.
Google surveille vos recherches sur internet, vos mails pour cibler la publicité, vous espionne dans la rue, vous propose des [DNS ouverts](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://code.google.com/intl/fr/speed/public-dns/) pour encore mieux surveiller le trafic web, et tout le monde crie au génie.
Quelque chose m'échappe.
Pas vous?
**Edit: ah bah non, [pas tout le monde](https://web.archive.org/web/20101110212155/http://www.generation-nt.com/google-monopole-ministre-allemagne-strategie-actualite-940101.html).
Me voilà presque rassuré!**

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@@ -0,0 +1,75 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/485
date: '2010-01-14 01:17:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024150709/http://ingnu.fr/2010/01/14/installer-minidlna-depuis-les-sources-sous-debian/
tags:
- Debian
- DLNA
- miniDLNA
- Sources
title: Installer miniDLNA depuis les sources sous Debian
weather:
humidity: 98
illuminance: 0.0
precipitations: false
pressure: 1005.7
source:
- open-meteo
temperature: 1.6
wind_direction: 180
wind_speed: 6.1
---
Lorsque l'on télécharge [miniDLNA](https://web.archive.org/web/20101024150709/http://sourceforge.net/projects/minidlna/) depuis [SourceForge](https://web.archive.org/web/20101024150709/http://sourceforge.net/), on obtient une archive, qui, une fois décompressée, nous propose le binaire de ce serveur DLNA.
Le problème, même s'il pourrait être résolu facilement par son écriture, c'est qu'il n'est pas livré avec un fichier à placer dans */etc/init.d*.
Son lancement, son arrêt et son redémarrage deviennent donc fastidieux.
Ce problème ne se pose pas en récupérant ses sources via CVS.
Mais avant, installons quelques dépendances:
```text
apt-get install build-essential libavutil-dev libavcodec-dev libavformat-dev libflac-dev libvorbis-dev libid3tag0-dev libexif-dev libjpeg62-dev libsqlite3-dev cvs
```
Puis téléchargeons les sources:
```text
cd /usr/src
cvs -z3 -d:pserver:anonymous@minidlna.cvs.sourceforge.net:/cvsroot/minidlna co -P minidlna
cd minidlna
```
On compile:
```text
make
make install
```
On copie le fichier pour la gestion du service:
```text
cp linux/minidlna.init.d.script /etc/init.d/minidlna
chmod 755 /etc/init.d/minidlna
update-rc.d minidlna defaults
```
On édite les préférences:
```text
nano /etc/minidlna.conf
```
Et on lance:
```text
/etc/init.d/minidlna start
```
À noter qu'il est intéressant de renseigner la variable *db_dir*, pour la faire pointer vers le répertoire qui contiendra la base de données générée par le serveur.
Faute de quoi, à chaque redémarrage, il devra la reconstruire.
On notera également son empreinte en mémoire et sa consommation CPU extrêmement réduite, sauf les premières minutes lors de la construction de la base de données, mais pas de quoi s'affoler.

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@@ -0,0 +1,159 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/486
date: '2010-01-21 02:52:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101104151401/http://ingnu.fr/2010/01/21/les-geeks-conservateurs/
tags:
- Acer
- Apple
- ASUS
- Conservateur
- EeeBox
- EeePC
- Facebook
- Geek
- GNU/Linux
- Google
- HP
- Informatique
- iPhone
- Mobilité
- MSI
- Nexus
- Portable
- Référencement
- Réseau
- Sans fil
- Téléphone
- Twitter
- WiFi
- Windows
title: Les geeks conservateurs
weather:
humidity: 100
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precipitations: true
pressure: 1015.5
source:
- open-meteo
temperature: 0.9
wind_direction: 180
wind_speed: 4.7
---
Je vous parlais il y a quelques temps de ce que sont les anciens geeks et les nouveaux geeks.
J'aimerais aujourd'hui étoffer ma réflexion, en vous révélant ma pensée relative aux anciens geeks, dont j'estime faire partie, en les qualifiant de **conservateurs**.
Je précise tout d'abord que je ne prends volontairement pas en compte les considérations professionnelles, parce que l'informatique professionnelle **oblige** les employés à se munir d'un certain type de matériel.
Je ne considère donc que ce qui fait partie des choix individuels.
Et je commence avec la mobilité.
Ce marché n'a jamais été aussi prospère.
Certes, c'est à mettre aussi sur le compte de la technologie, parce qu'elle le permet désormais, mais la cote de popularité de l'informatique mobile n'a jamais été aussi élevée.
Le nombre d'ordinateurs portables et ultra-portables disponible sur le marché est tout simplement ahurissant: [Asus](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.asus.com/) propose une trentaine de ses [EeePC](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://eeepc.asus.com/fr/) à son catalogue, [Acer](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.acer.fr/acer/home.do?LanguageISOCtxParam=fr&ctx2.c2att1=8&CountryISOCtxParam=FR&ctx1g.c2att92=25&ctx1.att21k=1&CRC=4140369594) dispose d'une cinquantaine de références, je n'ai pas réussi à compter ceux de [MSI](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.msi-computer.fr/).
[Google](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.google.com/phone/?locale=en_US&s7e=) s'introduit sur le marché, [Apple](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.apple.com/fr/) cartonne avec ses [iPhone](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.apple.com/fr/iphone/) (je me demande encore pourquoi...), bref, l'informatique nomade est en plein essor.
Mais qu'en est-il de nos bons vieux PC de bureau?
Abandonnés, écartés tels des pestiférés.
Combien de fois aies-je entendu: "*Quoi?
Un PC de bureau?
Mais t'as vu la place que ça prend?
Nan moi j'suis au taquet avec mon portable, je peux me connecter depuis n'importe où.*".
Oui, c'est sûr, quand tu bosses c'est une raison valable.
Le mec qui emmène son portable aux chiottes, en vacances ou au McDo n'a pas de raison valable.
Serait-ce une question d'esthétisme?
Alors pourquoi les machines du type EeeBox, où le PC est logé dans un tout petit boitier derrière l'écran ne se vend pas plus que ça?
Et puis, il y a toujours de belles machines du côté de Acer ou [HP](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://welcome.hp.com/country/fr/fr/welcome.html), avec un faible encombrement.
Ah, mais ça fait "cheap"...
C'est le genre de machines que se payent les pauvres.
Non, moi il me faut un portable.
Mouais, pas convaincu.
En plus de ça, un portable, quand ça crame, ça coûte une blinde à réparer.
Mon père, qui a ouvert [un blog](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.20pouces.fr/) suite à ses déboires avec son Acer Aspire 9920 ("portable" doté d'un écran de 20 pouces), a payé plus de 500 euros pour réparer sa machine.
Moi, quand ma carte mère claque, j'en ai pour cinq fois moins, et encore, si je choisi une gamme moyenne-haute.
Et puis, on a beau dire, les portables, ça chauffe.
Beaucoup.
Un seul caloduc et un seul ventirad pour refroidir à la fois le processeur et le GPU, ce n'est clairement pas suffisant.
La mémoire chauffe aussi, et le disque dur également (pour peu qu'il y en ai deux, on atteint des records).
Oui, il y a la solution du dock avec ventilateur intégré.
Mais est-ce que ça ne réduit pas l'intérêt du "portable"?
Quant à la couverture réseau, n'en parlons pas: c'est déplorable à l'heure actuelle.
Bien sûr, des boîtes comme les cinémas ou les cafés proposent le Wifi.
Mais ces réseaux restent rares à l'heure actuelle et peu sécurisés (voire, pas du tout).
Et passer par la 3G coûte les yeux de la tête.
Vivement un forfait mobile inclus dans l'abonnement du foyer.
Tout ça pour dire que je suis conservateur: il n'y a rien de mieux qu'un bon ordinateur de bureau avec sa grosse tour, où les composants sont interchangeables à moindre coût, où la ventilation n'est pas un problème, où le bi-écran est possible (dans des conditions confortables...), et où la connexion internet n'est pas dépendante d'amateurs ayant mis en place un petit réseau pour que le chaland viennent prendre ses consommations chez eux.
Il y a quelques années en arrière, par "*référencement*", on entendait "*s'enregistrer auprès d'un moteur de recherche*".
Généralement Google, évidemment.
Aujourd'hui, les spécialistes du marketing incluent également les réseaux sociaux, comme [Facebook](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://fr-fr.facebook.com/) ou [Twitter](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://twitter.com/).
Ce sont deux sites qui, à la base, et à ma connaissance, n'ont pas été créés pour les entreprises, mais la visibilité que ces "réseaux" procurent est réellement excellente.
Cependant, et là c'est probablement plus une question de philosophie que de conservatisme, je ne vois pas les choses de la même manière.
En fait, je considère que si une chose a été créée à une fin, elle ne doit pas être utilisée à une autre.
C'est un peu le même état d'esprit que j'applique à la téléphonie mobile: un téléphone doit permettre de téléphoner, pas de prendre des photos ou d'aller sur Internet, parce qu'il existe des appareils dédiés à cette utilisation.
Alors bien sûr, on m'avancera que c'est pratique: on n'a qu'un seul appareil pour plusieurs usages.
Alors je parlerai des consoles de jeux qui font de la vidéo, ce qui constitue un autre exemple d'aberration, selon moi.
Donc Facebook et Twitter devraient n'être utilisés qu'à des fins personnelles, encore que j'ai toujours été contre (et je le serai vraisemblablement toujours).
Je n'ai d'ailleurs de compte ni chez l'un ni chez l'autre: je n'en vois pas l'intérêt.
Celui de partager avec plus de gens que ceux que j'ai autour de moi?
De donner une visibilité supplémentaire à [Athaliasoft](https://web.archive.org/web/20101104151401/http://www.athaliasoft.fr/)?
Je répondrai à la première question que la simple utilisation d'un moteur de recherche permet de tomber sur mon blog.
Comme je n'ai pas pour objectif de faire de l'argent avec Geek.Athaliasoft, mais simplement diffuser mon avis et mon expérience.
Je ne cherche pas à avoir le plus grand nombre de visiteurs possible, à générer le plus de trafic, ni à gonfler des statistiques.
Je répondrai à la seconde question que la taille d'Athaliasoft ne permettrait pas un afflux de clients.
Je travaille seul, et je ne compte pas embaucher pour le moment.
Je n'ai surtout pas intérêt à ce que plusieurs personnes à la fois me demandent de travailler sur leur projet.
Un ou deux à la fois, de sorte à ce que le travail soit bien fait.
Autre exemple du conservatisme chez les geeks: le fil.
Un geek non conservateur ne va jurer que par le sans-fil: pas de fil au clavier, pas de fil à la souris, pas de fil au réseau. "*Moi je vois pas de différence, au niveau réactivité, entre une souris filaire et une souris sans-fil*". "*Moi je surfe en Wifi et ça me va bien*".
Hum.
Les périphériques sans-fil fonctionnent sur accumulateurs, n'est-ce pas?
Ces accumulateurs contiennent des produits toxiques, ne sont pas particulièrement bien recyclables, consomment de l'énergie.
En panne de batterie?
Tu ne peux plus utiliser ta souris ou ton clavier.
Sur un portable, ça ne pose pas de soucis: il y a toujours le "trackpad".
Mais sur une machine de bureau?
J'ai eu l'occasion de tester un certain nombre de souris sans-fil.
En ce qui me concerne, je regrette, j'ai toujours un sentiment de flottement.
Certes, au fil des ans, ce sentiment s'estompe.
Mais il n'en reste pas moins qu'une souris filaire, ça ne flotte pas, ça répond au doigt et à l'oeil.
Et pour moi, l'excuse de l'encombrement du câble n'en est pas une: quand les câbles sont intelligemment disposés, on ne les sent plus, et on ne les voit plus.
Autre chose à propos des périphériques sans-fil: j'ignore si les choses ont changés parce que je n'ai pas poussé mes tests jusque là (je n'y ai pas pensé, tout simplement), mais je n'ai jamais réussi à atteindre le bios de ma machine avec un périphérique sans-fil.
Plutôt embêtant...
Enfin, je vais conclure ce billet sur le réseau sans-fil.
Je ne vais pas parlé de sa sécurité qui est de toute façon pitoyable en raison de sa nature même, on peut donc être le meilleur administrateur réseau qui soit, un réseau sans-fil est une vraie passoire.
Bref.
La configuration d'un réseau sans-fil est une vraie plaie.
Les fournisseurs d'accès à Internet proposent généralement un outil basé sur le web qui facilite sa configuration de base, mais la configuration des clients est une autre paire de manches.
Sous Windows, pour peu que l'on utilise l'application du fournisseur de la carte réseau, c'est une vraie pagaille: je ne peux que recommander d'utiliser l'outil de Microsoft pour configurer son réseau.
Les outils proposés par les constructeurs sont tape-à-l'oeil, avec plein de lumières et d'effet pour indiquer l'intensité du réseau, mais qu'ils sont compliqués...
Bien sûr on peut régler finement ses paramètres.
Mais l'utilisateur de base s'en fout du MTU et ne sait même pas ce que c'est.
Pourquoi ne proposent-ils pas deux types de configuration: simple ou avancée?
Sous GNU/Linux, le problème est différent: la prise en charge des cartes réseau sans-fil est aléatoire, pour commencer.
Soit on a le pilote intégré (ou fourni sous forme de module en source libre) et là c'est le jackpot: on a toute l'aide nécessaire pour configurer sa carte en dur, ou alors sa prise en charge est immédiate dans les outils graphiques de configuration, soit le constructeur propose le pilote sur son site et ça se complique un peu, soit il faut passer par ndiswrapper et ça peut devenir franchement prise de tête.
Rien de vaut le bon vieux filaire.
Rien ne vaut l'ancienne génération en fait.
Vous n'êtes pas d'accord?

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@@ -0,0 +1,140 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/487
date: '2010-06-21 23:00:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024151837/http://ingnu.fr/2010/06/21/installation-dun-systeme-de-mailing-list-sous-debian/
tags:
- Debian
- École ouverte francophone
- GNU
- Mailing-list
- Mailman
title: Installation d'un système de mailing-list sous debian
weather:
humidity: 75
illuminance: 0.0
precipitations: false
pressure: 1020.6
source:
- open-meteo
temperature: 9.7
wind_direction: 27
wind_speed: 6.4
---
La mise en place d'une mailing-list pour assurer la communication entre personnes m'a semblé être intéressant pour un projet lors de ma formation à l' [École Ouverte Francophone](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.eof.eu.org/).
J'ai donc opté pour [mailman](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.gnu.org/software/mailman) du projet [GNU](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.gnu.org/).
Nous considérerons pour ce tutoriel qu'un serveur [postfix](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.postfix.org/) est déjà en place et fonctionnel.
L'installation en elle-même sous [debian](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.debian.org/index.fr.html) se fait via la commande suivante:
```text
apt-get install mailman
```
On doit ensuite rajouter les lignes suivantes au fichier "*/etc/postfix/main.cf*":
```text
owner_request_special = no
unknown_local_recipient_reject_code = 550
mailman_destination_recipient_limit = 1
```
Et les lignes suivantes au fichier "*/etc/postfix/master.cf*":
```text
mailman unix - n n - - pipe
flags=FR user=list
argv=/etc/mailman/postfix-to-mailman.py ${nexthop} ${user}
```
On ajuste le fichier "*/etc/maiman/mm__cfg.py*":
```text
DEFAULT_URL_PATTERN = 'http://%s/mailman/'
PRIVATE_ARCHIVE_URL = 'mailman/private'
IMAGE_LOGOS = '/images/mailman/'
DEFAULT_EMAIL_HOST = 'mail.host.tld'
DEFAULT_URL_HOST = 'host.tld'
```
Et on relance les services:
```text
/etc/init.d/postfix reload
/etc/init.d/mailman restart
```
A ce moment, mailman va râler parce qu'il n'existe pas encore la liste par défaut (appelée "mailman ").
On va donc la créer avec la commande suivante:
```text
newlist mailman
```
Après avoir répondu aux quelques questions (n'oubliez pas de spécifier un mot de passe), mailman vous communique une liste d'alias à indiquer dans votre fichiers d'alias, généralement "*/etc/aliases*".
Il s'agit du fichier renseigné dans la directive "*alias_database*" du fichier "*/etc/postfix/main.cf*".
Une fois ces lignes ajoutées, lancez la commande:
```text
postalias /etc/aliases
```
Relancez postfix et mailman.
A noter qu'une directive existe pour ne pas avoir à refaire ces étapes lors de la création d'une nouvelle mailing-list, mais sur ma configuration, postfix ne prenait pas en compte les alias: je devais éditer le fichier "*/etc/aliases*" à la main.
Configurez ensuite un nouvel hôte virtuel dans Apache, dans le but de pouvoir gérer vos mailing-list via une interface web, mais surtout pour permettre aux autres personnes de s'y abonner facilement.
Voici mon fichier spécifique à cet hôte virtuel:
```text
<VirtualHost *:80>
ServerName mailman.host.tld
ServerAdmin contact@host.tld
ScriptAlias /mailman/ /usr/lib/cgi-bin/mailman/
<Directory "/usr/lib/cgi-bin/mailman/">
AllowOverride None
Options ExecCGI
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
Alias /images/mailman/ /usr/share/images/mailman/
<Directory "/usr/share/images/mailman/">
AllowOverride None
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
Alias /pipermail/ /var/lib/mailman/archives/public/
<Directory "/var/lib/mailman/archives/public">
Options Indexes MultiViews FollowSymLinks
AllowOverride None
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine on
# Redirect to SSL if available
# <IfModule mod_ssl.c>
# RewriteCond %{HTTPS} !^on$ [NC]
# RewriteRule . https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [L]
# </IfModule>
# Redirect root access to mailman list
RewriteRule ^$ /mailman/listinfo [R=permanent,L]
RewriteRule ^/$ /mailman/listinfo [R=permanent,L]
</IfModule>
</VirtualHost>
```
Vous voilà en mesure de gérer vos listes de diffusion depuis l'interface web, dont l'adresse sera celle de votre hôte virtuel.

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@@ -0,0 +1,2 @@
description: Couverture composée localement pour accompagner la republication de l'article.
attribution: Codex

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@@ -0,0 +1,71 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/488
cover: images/cover.png
date: '2010-06-22 10:09:23'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20100701121919/http://ingnu.fr/2010/06/22/lere-des-pc-nest-pas-terminee/
tags:
- Cloud
- PC
- Tablette
title: L'ère des PC n'est pas terminée
weather:
humidity: 53
illuminance: 76146.7
precipitations: false
pressure: 1022.2
source:
- open-meteo
temperature: 16.2
wind_direction: 45
wind_speed: 7.6
---
D'après [cette page](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.techi.com/2010/06/three-reasons-the-pc-era-is-coming-to-an-end/) (qui a fait l'objet d'un tweet à l'instant), il existe trois raisons selon lesquelles l'ère des PC est sur le point de se terminer.
En cause, le Cloud Computing et les tablettes.
Ahah, elle est bien bonne...
On en a eu des Paco Rabanne de l'informatique, annonçant la fin proche de Microsoft, des sites persos, d'Internet par le téléphone ou que sais-je encore.
Des visionnaires, qui prétendent annoncer la fin d'une chose qui n'en aura jamais.
Des professionnels qui jouent au dés, en balançant une idée articulée autour d'une tendance, en espérant qu'elle se concrétise pour pouvoir devenir riches et célèbres.
On avait aussi annoncé la mort des PC de bureau lorsque les portables sont arrivés, et la fin des portables avec l'arrivée des ultra-portables.
Mais voilà : les PC ont toujours la cote.
Plus fort encore, les portables aussi, de même que les ultra-portables.
En fait, c'est toute l'informatique qui a le vent en poupe.
Il y aura toujours des geeks qui voudront avoir le dernier processeur, la dernière carte graphique, le plus de mémoire, tout en sachant bien qu'il sera toujours à des années lumières d'avoir dans son bureau la puissance d'un Google.
Mais de toute façon, qu'importe d'avoir un super calculateur qui sait modéliser l'ADN s'il ne veut qu'un PC pour jouer à Crysis ?
Pourquoi se connecterait-il au Cloud pour ça, ou pour aller sur Facebook ?
Et puis, rejoindre le Cloud, c'est offrir une surface d'attaque aux script-kiddies, quel intérêt ?
L'auteur prétend que la puissance informatique sera comme la puissance électrique à l'heure actuelle : on branche un terminal dans le mur, et les calculs sont effectués ailleurs.
Or, la tendance de l'énergie, c'est de la produire soi-même, donc se désolidariser des fournisseurs d'énergie.
Pourquoi chercherait-on à se désolidariser de nos ordinateurs ?
Ce serait ouvrir la porte à l'utilisation de l'informatique à l'abonnement : vous vous voyez payer chaque heure passée devant votre ordinateur, en plus de ce qu'il coûte en énergie ?
Ça me rappelle un peu le principe des cyber-cafés...
Toujours en parlant du Cloud, l'auteur prétend qu'il permet d'éviter la frustration ressentie lorsqu'on oublie de copier son album de musique d'un PC à l'autre, et qu'on veut l'écouter justement sur le PC qui ne l'a pas.
Il n'a jamais entendu parlé des clés USB ?
Des disques externes ?
Et si déjà on a plusieurs ordinateurs, autant se monter un petit serveur, et le problème ne se pose plus.
On n'expose pas non plus ses données sur Internet.
On se monte son propre nuage en quelque sorte.
C'est ce que j'ai fais, ça marche très bien, et n'importe qui ne peut pas accéder à mes données.
Enfin, il prétend également qu'il existera dans le Cloud des banques qui conserveront vos données, comme nos banques conservent notre argent.
Hum.
Vous vous rappelez [ce mec qui a fait perdre cinq milliards d'euros à une banque française](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/l-homme-qui-a-fait-perdre-5-milliards-d-euros-a-la-sg_141026.html) ?
Je me vois mal confier mes données personnelles à autre chose que mon propre serveur.
D'ailleurs, mes économies sont sous mon matelas.
Et pourquoi la tablette devrait tuer le PC ?
L'écran est trop petit pour pouvoir travailler avec, il n'y a pas de vrai clavier, il est impossible de s'y brancher un 5.1 pour se mater un blu-ray, et [ça fait ramer Windows 95](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.gizmodo.fr/2010/04/12/heresie-windows-95-sur-un-ipad.html), alors un Crysis...
[La tablette, c'est de la merde](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://ingnu.fr/2010/01/31/lipad-cest-de-la-merde/).
Non, moi je crois simplement que de temps en temps, au lieu de publier n'importe quoi, certains feraient mieux de s'abstenir...
Chaque plateforme a ses avantages et ses inconvénients, mais surtout son propre type d'utilisation.
Je crois sincèrement que le PC, tel qu'on le connaît, subsistera encore longtemps.
Pas vous ?

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---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/489
date: '2010-06-23 17:44:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024144622/http://ingnu.fr/2010/06/23/installer-seeks-sous-debian/
tags:
- Compiler
- Debian
- Méta moteur
- Moteur de recherche
- Seeks
- Source
- Ubuntu
title: Installer Seeks sous Debian
weather:
humidity: 56
illuminance: 43331.4
precipitations: false
pressure: 1019.9
source:
- open-meteo
temperature: 19.8
wind_direction: 62
wind_speed: 9.3
---
[Seeks](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.seeks-project.info/) est un méta moteur de recherche, permettant d'anonymiser les requêtes avant leur envoi aux moteurs de recherche, tels que [Google](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.google.fr/), [Bing](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.bing.com/?cc=fr), [Cuil](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.cuil.com/), [Yahoo](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://fr.search.yahoo.com/) ou [Exalead](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.exalead.com/search/).
Il offre en outre un proxy et un serveur web intégré.
L'intérêt d'installer Seeks est donc de disposer d'un moteur de recherche qui va garantir l'anonymat de nos requêtes, et nous fournir des résultats exhaustifs et pertinents.
On notera à ce sujet la possibilité de trier les résultats selon plusieurs critères, par exemple par blogs, par forums, par pages de wiki, etc.
Plusieurs schémas sont possibles pour utiliser Seeks après installation, notamment l'utiliser comme un proxy, donc à configurer dans votre navigateur web, utiliser le serveur web intégré depuis la version 2.3, ou passer par un autre serveur web, du genre apache, en "proxyfiant" les requêtes.
Puisque la dernière version intègre son propre serveur web, nous allons expliquer l'installation de Seeks la plus simple.
Tout d'abord, il faut installer quelques paquets:
```text
apt-get install autoconf automake libtool libcurl4-gnutls-dev libpcre3-dev build-essential libxml2-dev git-core libevent-dev
```
On installe *git-core* parce que, a priori, le binaire résultant de la compilation des sources obtenues avec *git* est moins capricieux.
Ensuite:
```bash
cd /usr/src
git clone git://seeks.git.sourceforge.net/gitroot/seeks/seeks
cd seeks
./autogen.sh
```
On va installer Seeks dans */opt/seeks*, et on veut compiler avec le module serveur web; il en résulte la commande suivante:
```bash
./configure --enable-httpserv-plugin=yes
```
Et on compile:
```bash
make
```
Petite astuce, pour les processeurs multi-cores, utilisez l'option *-j*, suivie du nombre de cores.
Sur mon Core2Duo, cela donne:
```bash
make -j2
```
Une fois la compil terminée et sans accro, on installe:
```bash
make install
```
On se retrouve avec l'arborescence suivante:
```text
/opt/
`-- seeks
|-- bin
|-- etc
| `-- seeks
|-- lib
| `-- seeks
| `-- plugins
| |-- blocker
| |-- httpserv
| `-- websearch
`-- share
|-- man
| `-- man1
`-- seeks
|-- lsh
| `-- swl
|-- plugins
| |-- blocker
| `-- websearch
| |-- patterns
| |-- public
| | `-- images
| | `-- search_engines
| `-- templates
| `-- css
|-- proxy
| `-- templates
`-- public
|-- css
|-- images
`-- yui
`-- 3.0.0
|-- cssfonts
|-- cssgrids
|-- cssreset
`-- yui
```
On édite le fichier */opt/seeks/etc/seeks/config*.
Les valeurs importantes à changer sont les suivantes:
```text
confdir /opt/seeks/etc/seeks
logdir /var/log
logfile seeks.log
plugindir /opt/seeks/lib/seeks/
activated-plugin httpserv
hostname <votre nom de domaine>
```
Les autres options de configuration sont laissées à votre appréciation.
Vérifiez ensuite les paramètres du fichier */opt/seeks/etc/seeks/httpserv-config*.
Les paramètres par défaut devraient aller, mais si vous hébergez déjà un proxy sur le port 8080, il faudra changer soit celui de ce proxy, soit celui de Seeks.
On peut ensuite passer à la configuration du fichier */opt/seeks/etc/websearch-config*.
Là, pareil, c'est à votre appréciation.
On peut ensuite lancer le démon, avec la commande suivante:
```text
/opt/seeks/bin/seeks --daemon
```
J'ignore comment il se débrouille parce que je n'ai pas encore eu la curiosité de fouiller le code, mais a priori, pas besoin de lui dire où chercher son fichier de configuration, il le trouve tout seul.
Changez une option dans le fichier de configuration, par exemple le port du serveur web et relancez Seeks pour vous en convaincre.
Bref.
Si toutefois il ne le trouvait pas, il suffit de lui indiquer le chemin complet du fichier config (donc */opt/seeks/etc/seeks/config*) à la fin de la commande précédente.
On a notre Seeks fonctionnel, et accessible depuis le port configuré précédemment.
Il est toujours possible, maintenant, de créer un hôte virtuel dans Apache, histoire qu'il ait son propre nom de domaine ou de sous-domaine.
Voici un extrait de configuration le permettant:
```text
ProxyPass / http://127.0.0.1:8080/
ProxyPassReverse / http://127.0.0.1:8080/
```
C'est tout.
Si vous ne souhaitez pas passer par le serveur web intégré, je dois vous signaler que sur mon serveur, il crash pratiquement à chaque requête, ce qui, évidemment, est très handicapant.
Pour finir, vous pouvez ajouter la ligne suivante au début du fichier */etc/rc.local*:
```text
/opt/seeks/bin/seeks --daemon
```
De cette manière, Seeks démarrera automatiquement avec la machine.
Je signale également que des paquets tout prêts pour debian et ubuntu existent déjà.
Cependant, je n'en étais pas satisfait, c'est pourquoi je vous propose l'installation depuis les sources.
D'autre part, hormis l'installation des dépendances, la procédure est valable pour à peu près n'importe quelle plateforme.

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---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/490
date: '2010-08-09 10:33:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024152035/http://ingnu.fr/2010/08/09/installation-dun-miroir-pour-debian-ou-ubuntu/
tags:
- Apt-mirror
- Debian
- Miroir
- Rsync
- Ubuntu
title: Installation d'un miroir pour debian ou ubuntu
weather:
humidity: 61
illuminance: 79440.90000000001
precipitations: false
pressure: 1018.1
source:
- open-meteo
temperature: 20.4
wind_direction: 342
wind_speed: 2.3
---
Histoire d'avoir ça toujours sous la main, voilà la procédure pour créer un miroir d'un dépôt Debian.
Tout d'abord, il faut déterminer si le dépôt que l'on veut copier permet de passer par rsync ou non.
## Dépôt avec accès rsync
On installe le paquet *rsync*:
```text
apt-get install rsync
```
On télécharge le fichier de configuration:
```text
wget http://www.debian.org/mirror/anonftpsync
```
Si l'on souhaite synchroniser plusieurs miroirs avec rsync, enregistrez ce fichier avec un nom unique.
Par exemple, *debian-sync*, *debian-multimedia-sync*, etc.
Dans ce fichier, modifier les lignes suivantes:
```text
TO=<répertoire de destination>
RSYNC_HOST=<hôte du dépôt>
RSYNC_DIR=<répertoire du dépôt>
LOGDIR=<fichier journal>
ARCH_EXCLUDE=<toutes les architectures à exclure, séparées par des espaces>
```
L'hôte du dépôt peut être sélectionné depuis la [liste des miroirs Debian](https://web.archive.org/web/20101024152035/http://www.debian.org/mirror/list).
Il ne s'agit que du nom de domaine (par exemple: *ftp2.fr.debian.org*).
Pour la variable *RSYNC_DIR*, connectez-vous au dépôt dont vous voulez faire un miroir, et placez-vous à la racine de ce dépôt.
Généralement, *RSYNC_DIR* aura pour valeur *debian*, dans la mesure où il devrait exister un répertoire de ce nom, immédiatement à la racine du serveur.
*LOGDIR* contient le chemin complet vers le répertoire où seront stockés les fichiers journaux.
Attention si vous faites plusieurs miroirs avec le même *LOGDIR*: vous devrez modifier la variable *LOGFILE* plus bas dans le fichier de configuration, pour éviter que les journaux s'écrasent mutuellement.
La liste des architectures disponibles est présente dans la description de la variable *ARCH_EXCLUDE*: il suffit de copier celles dont on ne veut pas, entre guillemets.
Une fois la configuration terminée, il ne reste plus qu'à rendre le script exécutable:
```text
chmod +x /scripts/debian-rsync
```
Et à l'exécuter une première fois:
```text
/scripts/debian-rsync
```
Attention, ça va prendre plusieurs heures, voire une nuit entière.
## Dépôt sans accès rsync
Dans le cas où le serveur que vous voulez copier ne propose pas de module rsync, vous devrez utiliser *apt-mirror*.
```text
apt-get install apt-mirror
```
Après cette installation, vous trouverez un fichier *mirror.list* dans le dossier */etc/apt*.
Faites une copie de ce fichier, et donnez-lui un nom unique (comme tout à l'heure, *mirror.list-debian* ou *mirror.list-debian-multimedia*), puis éditez-le.
*base_path* correspond au répertoire cible, là où sera créé le dépôt.
Laissez les autres variables telles quelles.
Ajoutez ensuite la liste du ou des dépôt(s) à copier.
Par exemple, pour [ubuntu](https://web.archive.org/web/20101024152035/http://www.ubuntu-fr.org/), nous aurons le fichier de configuration suivant:
```text
set base_path /mnt/shares/debian-mirror/ubuntu
set mirror_path $base_path/mirror
set skel_path $base_path/skel
set var_path $base_path/var
set cleanscript $var_path/clean.sh
set defaultarch i386
set nthreads 4
set tilde 0
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-updates main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-security main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-backports main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid main/debian-installer
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-updates main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-security main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid-backports main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ lucid main/debian-installer
clean http://archive.ubuntu.com/ubuntu
```
Vous noterez les lignes commençant par "*deb-amd64*": il s'agit simplement d'indiquer à apt-mirror que l'on souhaite également faire un miroir des dépôts pour une architecture amd64.
Si vous ne voulez que cette architecture et uniquement celle-là, remplacez la variable:
```text
set defaultarch amd64
```
Et supprimez les lignes commençant par "*deb-amd64*".
Laconfiguration présentée ici est valable pour les architectures i386 et amd64.
Maintenant, nous allons créer l'arborescence cible (en fonction de la variable *base_path* définie ci-dessus):
```text
mkdir -p /mnt/shares/debian-mirror/ubuntu/{var,skel,mirror}
```
On lance ensuite une première fois la copie:
```text
apt-mirror /etc/apt/mirror.list-debian
```
Ici aussi, patience, la copie peut prendre plusieurs heures.
## Automatisation de la mise à jour
On rajoute la ligne suivante dans la *crontab*, si on utilise rsync:
```text
2 54 * * * /scripts/debian-rsync
```
Ou la ligne suivante, si on utilise apt-mirror:
```text
2 54 * * * /usr/bin/apt-mirror /etc/apt-/mirror.list-debian
```
Vérifiez bien les chemins et les noms de fichiers, pour qu'ils correspondent à votre cas.
Maintenant, chaque nuit, vos miroirs vont se mettre à jour tout seuls.
## Rendre accessible les miroirs via http
Il faut, bien sûr, avoir un serveur http sous la main.
Par exemple, [apache](https://web.archive.org/web/20101024152035/http://www.apache.org/).
Créez un hôte virtuel, ayant pour racine, par exemple, */var/www/mirror*.
L'idéal serait de mettre tous les miroirs dans un même répertoire, chaque miroir ayant son propre répertoire.
Par exemple:
- Mirrors Debian Debian-multimedia Ubuntu etc.
Il suffit ensuite d'exécuter la commande suivante pour rendre un miroir disponible via http:
```text
ln -s <chemin vers le miroir> /var/www/mirror/
```
Attention aux miroirs créés via apt-mirror: apt-mirror créé une arborescence particulière, du type *<base_path>/mirror/<host>/<dist>*, où:
- *base_path* correspond à la variable du même nom spécifiée dans le fichier *mirror.list*
- *host* est généré automatiquement en fonction des dépôts spécifiés dans le fichier *mirror.list*
- et *dist* est également généré automatiquement
En reprenant l'exemple de notre fichier de configuration, le chemin complet vers notre dépôt ubuntu serait */mnt/shares/debian-mirror/ubuntu/mirror/archive.ubuntu.com/ubuntu*.
C'est un peu long, mais au moins, tout est bien organisé...
## Conclusion
Pour finir, il faut ajouter notre dépôt à notre sources.list:
```text
deb http://<adresse du serveur>/<root> <dist> <branches>
```

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description: Couverture générée localement pour accompagner la republication de l'article.
attribution: Codex

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/491
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date: '2010-09-01 08:10:00'
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- lang: fr
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url: https://web.archive.org/web/20101024144632/http://ingnu.fr/2010/09/01/une-petite-interview-de-lequipe-debian/
tags:
- Debian
- Interview
- Logiciels
- Questions
- Réponses
title: Une petite interview de l'équipe debian
weather:
humidity: 88
illuminance: 25720.100000000002
precipitations: false
pressure: 1019.2
source:
- open-meteo
temperature: 11.5
wind_direction: 69
wind_speed: 8.1
---
L'équipe debian a gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions.
En voici la traduction :
**Quelle est la date de lancement prévue pour debian 6 ?**
Vraisemblablement cette année.
Elle a déjà été gelée (voir [l'annonce](https://web.archive.org/web/20101024144632/http://www.debian.org/News/2010/20100806)), donc nous avons encore besoin d'effectuer quelques tests finaux, corriger les derniers bugs et peaufiner la documentation.
**Quelles sont les améliorations les plus significatives pour cette nouvelle version ?**
Quelques unes sont déjà décrites dans l'annonce sus-mentionnée.
Pour résumer : nouvelle, plus facile à utiliser, plus grande, meilleure ;-)
À côté de ça, Debian 6.0 va être livrée avec plus de 30 000 paquets (comparé aux 24 000 de Debian 5.0), donc nous avons intégré environ 5 000 nouveaux paquets, toujours aussi simples à installer et à configurer, et avec la qualité que vous attendez de nous.
**Quand est-ce que la nouvelle interface pour les sites Debian va être disponible pour le monde entier (y compris la France :)) ?**
Au même moment, elle sera disponible en anglais, allemand, espagnol, finnois et les 35 langages dans lesquels nos sites sont (partiellement) traduits, puisque nous essayons de séparer le contenu actuel de l'interface de nos pages web.
**Est-ce que le cycle des sorties seront les mêmes pour la Debian 6 que pour les versions précédentes ?**
Oui, nous sortirons toujours une nouvelle version quand nous serons satisfaits de sa qualité ;)
**Est-ce que les sorties majeures seront plus fréquentes ?**
Cela dépend de votre utilisation.
Nous n'ajouterons sans doute pas beaucoup de nouveaux logiciels aux versions stables (nous ajouterons peut-être de nouvelles images de noyaux, pour supporter du nouveau matériel, et évidemment corriger les bugs sévères).
Toutefois, il y a le service [www.backports.org](https://web.archive.org/web/20101024144632/http://www.backports.org/), qui propose des mises à jour pour une grande partie des paquets utilisables dans une version stable.
Le travail pour intégrer ce service et en faire un service officiel est en cours, mais pas encore terminé.
Un autre développement récent, que vous trouverez peut-être intéressant, concerne l'idée d'une distribution "testing utilisable couramment", qui aurait le bénéfice de logiciels à jour, tout en conservant les bénéfices du Projet Debian (gestion des paquets, FAQ, liberté, etc.).
**Du neuf à propos de Debian GNU/Hurd ?**
Michael Banck s'est exprimé à ce sujet à New York lors de la conférence Debian 2010.
Et malgré la disponibilité d'une vidéo de cette allocution (une version beta ; une meilleure vidéo devrait être ajoutée plus tard ; voir [ici](https://web.archive.org/web/20101024144632/http://penta.debconf.org/dc10_schedule/events/595.en.html) pour les détails) je dois confesser que je n'ai moi-même pas encore eu le temps de voir cette vidéo, désolé :(
**Depuis plusieurs mois, des distributions telles que ubuntu tendent à devenir plus populaires que Debian. Pensez-vous que Debian va être phagocytée par ces distributions, ou pensez-vous plutôt qu'elles auront toujours besoin de Debain pour exister ?**
Hum, c'est une question difficile.
Alors que certaines distributions dérivées de Debian deviennent plus populaires que Debian elle-même, toutes ces distributions partagent une même chose : elles *dépendent* de Debian.
Je ne connais aucune dérivée, qui serait capable d'accomplir toutes les taches dont est capable Debian, compte tenu du fait que Debian fait plus que simplement packager un grand nombre de logiciels pour les autres : elle les *intègre*, pour qu'ils fonctionnent correctement.
Elle fourni de gros efforts pour assurer la qualité de ces paquets, elle propose des mises à jour de sécurité pour tout ces paquets dans leur version stable.
C'est donc là, certainement, le *besoin* d'une Debian.

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@@ -0,0 +1,40 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/492
date: '2010-09-13 19:07:00'
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url: https://web.archive.org/web/20101108174930/http://ingnu.fr/2010/09/13/la-television-connectee-par-opera/
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- Navigateur
- Opera
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title: La télévision connectée par Opera
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---
L'entreprise norvégienne [Opera Software](https://web.archive.org/web/20101108174930/http://www.opera.com/) nous propose, par l'intermédiaire de son [canal YouTube](https://web.archive.org/web/20101108174930/http://www.youtube.com/user/operasoftware), une vidéo fort intéressante, montrant qu'elle est décidée à ne pas faire comme tout le monde (comprendre Google ou Apple).
Cela concerne cette fois les possibilités que pourrait offrir un téléviseur connecté à Internet.
Je ne sais pas si c'est mon téléviseur ou ma platine Blu-ray (des Samsung) ou si c'est le firmware, mais la connexion à Internet et aux services Internet est particulièrement lente (juste un peu plus rapide sur la platine).
L'idée proposée par Opera permettrait peut-être de palier à ce problème.
En effet, la solution (le concept) mis en avant par Opera est l'utilisation des recommandations du [W3C](https://web.archive.org/web/20101108174930/http://www.w3.org/) relatives aux [widgets](https://web.archive.org/web/20101108174930/http://www.w3.org/TR/widgets/), et offre à ce titre aux développeurs un kit de développement.
Les technologies employées sont bien évidemment HTML5, mais également CSS, XML et JavaScript.
Cette solution offre bien des avantages: la compatibilité, l'inter-opérabilité, le confort d'utilisation, la simplicité de développement.
Autre caractéristique du système: l'intégration de ces widgets, même en cours de visionnage: l'exemple donné par la source, Mac Generation, évoque la possibilité de "tweeter le programme que l'on consulte".
En ce qui me concerne, l'idée me plait bien.
Et vous, vous en pensez quoi, chers lecteurs?
Pensez-vous que cela pourra améliorer les fonctionnalités Web de notre équipement vidéo?

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@@ -0,0 +1,50 @@
---
comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/493
date: '2010-09-16 14:46:00'
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- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101108174709/http://ingnu.fr/2010/09/16/le-piratage-nuit-gravement-a-lemploi/
tags:
- État
- Libre
- Open Source
- Piratage
- Propriétaire
title: Le piratage nuit gravement à l'emploi
weather:
humidity: 61
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source:
- open-meteo
temperature: 15.1
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wind_speed: 14.8
---
À en croire le site [ITespresso](https://web.archive.org/web/20101108174709/http://www.itespresso.fr/), qui relaye une [étude](https://web.archive.org/web/20101108174709/http://portal.bsa.org/piracyimpact2010/index.html) formulée par la [Business Software Alliance](https://web.archive.org/web/20101108174709/http://www.bsa.org/), le piratage de logiciels représente d'une part un manque à gagner pour l'État, mais d'autre part nuit aussi à l'embauche.
Les chiffres avancés sont de l'ordre de 40% de copies pirates de logiciels qui circulent en France, et 14 599 emplois dans le secteur des technologies de pointe pourraient être créés.
Enfin, le piratage représenterait un manque à gagner de 2.4 milliards d'euros pour l'État, montant que, bien sûr, celui-ci espère récupérer d'ici quatre ans.
Moi, j'ai envie de dire: "*Passez à l'Open Source au lieu de râler*".
Je me rends compte que pour beaucoup de gens, il n'existe pas de modèle économique pour le Libre.
Tu fais des applications Libres pour passer le temps, pas pour gagner ta vie.
Sauf que le Libre est un facteur de croissance pour une entreprise.
Juste pour prendre l'exemple de la boite dans laquelle je travaille en tant qu'informaticien: nous avions besoin de deux nouveaux serveurs pour notre présence sur Internet et pour la gestion des succursales basées un peu partout en Alsace.
Si nous avions dû opter pour une solution propriétaire, la facture aurait été beaucoup plus salée (nous avons fait une économie de près de 600 euros rien que sur les licences de système d'exploitation).
L'autre grand projet a été l'achat de licences Office 2010.
Près de 2 000 euros auraient pu être économisés en restant sur [Open Office](https://web.archive.org/web/20101108174709/http://www.openoffice.org/) (qui est installé sur toutes les machines du parc, en raison de problèmes de... compatibilité entre Office 2003, 2007 et 2010).
D'autre part, en restant sur du propriétaire, personne n'a besoin d'être formé.
On passe de Office 2007 à Office 2010 sans trop de problème.
Par contre, tout le monde rechigne à passer définitivement sur de l'Open Office parce que cela nécessite un apprentissage.
D'où un facteur d'embauche: il faut des formateurs spécialisés dans le Libre.
Sauf que les boîtes n'ont pas envie de recruter parce que ça leur coûte trop cher...
Enfin bon, ma réflexion ne change rien au monde, et en plus, elle n'est pas nouvelle.
Mais j'avais envie de réagir à cette actualité.
Vous n'êtes pas d'accord avec moi?

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@@ -0,0 +1,57 @@
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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/494
date: '2010-09-20 14:02:00'
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url: https://web.archive.org/web/20101108180533/http://ingnu.fr/2010/09/20/bradley-khun-rappelle-lexistence-de-gnu-social/
tags:
- Diaspora
- Free Software Foundation
- GNU
- GNU social
title: Bradley Khun rappelle l'existence de GNU Social
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Le Web a opté pour plusieurs angles d'attaque à l'encontre du projet Diaspora, et quand je dis "*le Web*", c'est [ingnu](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://ingnu.fr/2010/09/18/diaspora-ca-sent-un-peu-le-sapin/) compris.
Exotisme des technologies mises en oeuvre, et sécurité délaissée, par exemple.
Selon [Numerama](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://www.numerama.com/), les développeurs se défendent de ce deuxième point en prétextant que c'était le but.
Fournir une application avec un niveau de sécurité faible, pour que la communauté corrige.
Ben voyons.
Ce qui m'étonne, c'est la réaction de Numerama: "*C'est l'absence de failles dans la première version du code qui aurait été surprenante*".
À moins que ce ne soit de la rhétorique.
Toujours est-il que peu importe comment on aborde un projet web, plus encore aujourd'hui que jamais, et plus encore quand il s'agit d'héberger des données personnelles, il est inconcevable de proposer une application non sécurisée en téléchargement public.
Par contre, Numerama nous fait part d'un nouveau problème: une fois le code source corrigé par la communauté, rien n'empêche les développeurs de Diaspora de basculer vers une licence propriétaire.
Ils auront ainsi bénéficié des 200 000 dollars de dons, mais aussi du travail de la communauté.
Serait-ce à dire qu'en plus de faire preuve d'amateurisme, ils feraient preuve de fourberie?
C'est pourquoi Bradley Kuhn, ancien directeur exécutif de la [Free Software Foundation](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://www.fsf.org/), nous rappelle qu'il existe le projet [GNU Social](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://www.gnu.org/software/social/), qui est déjà disponible au téléchargement, et qui est vraisemblablement plus abouti (je testerai ça dans la journée, la soirée ou la nuit, et je vous ferai part de mes découvertes).
En tout cas, il repose sur un bon vieux couple PHP/MySQL.
De toute manière, c'est un projet officiel faisant partie intégrante du projet [GNU](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://www.gnu.org/).
On ne peut donc qu'attendre un niveau de qualité assez élevé, de la rigueur, et bien évidemment, une préservation des informations privées.
**[Mise à jour]**
**GNU Social est développé "aux côtés de" [status.net](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://status.net/) ([ce n'est pas un fork](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://gitorious.org/social/pages/Home)), une application sur laquelle repose également entre autres [identi.ca](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://identi.ca/).
Pas la peine d'en faire une news pour le tester puisqu' [ingnu dispose déjà de ce type de service](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://identi.ca/ingnufr/all), justement chez identi.ca.
Donc concernant GNU Social, tout va bien, on est en terrain connu, il n'y a rien à prouver face à Diaspora, même si on compare davantage status.net à twitter qu'à facebook.**
**[/Mise à jour]**
Et pour ceux qui ont envie de se lancer dans un projet de grande envergure, c'est le moment, puisqu'il est tout à fait possible de récupérer [les sources de Diaspora](https://web.archive.org/web/20101108180533/http://github.com/diaspora/diaspora) (ou pas...) et de forker le projet pour en faire un "vrai" projet libre, non motivé par l'argent, et qui ne risque pas de virer propriétaire.
Je commence à me dire que Diaspora fut un projet médiatique (je ne sais pas *comment* ils ont réussi leur coup mais il l'ont réussi), destiné à engranger de l'argent, faire parler d'eux, puis qu'on va très vite l'oublier.
Le problème, c'est que les donateurs, particuliers ou investisseurs, vont probablement commencer à se méfier des projets Libres qui demandent des dons avant de présenter une version concrète, ce qui risque peut être de freiner un peu ceux qui ont vraiment besoin d'argent.
L'avenir nous dira comment tout ceci évolue...

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/495
date: '2010-09-21 08:47:00'
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tags:
- Célébrités
- Geek
- Informatique
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title: Le nom a-t-il un impact sur la réussite chez les geeks ?
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Loin de moi la prétention de vouloir publier une étude sérieuse et exhaustive sur le sujet, mais j'avais envie de me pencher sur la question, découvrant au fil des ans de troublantes coïncidences...
Cet article doit donc être pris au second degrés, n'y voyez aucunement une manifestation d'un penchant pour l'ésotérisme ou la superstition (je suis un scientifique à la base...)
Cependant, force est de constater que dans le domaine de l'informatique, certains prénoms, certains noms de famille, ou certaines racines de l'un ou de l'autre reviennent souvent.
Par exemple, "berg ".
Comme Zuckerberg (créateur de [facebook](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.facebook.com/), la traduction littérale de son nom de famille est "*montagne de sucre*", ce qui dé-crédibilise un peu le personnage en y pensant...), Spielberg (producteur de je-ne-sais combien de films de geeks, et dont la traduction du nom de famille pourrait être "*montagne de loisirs*", ce qui correspond bien au bonhomme).
Ou le prénom raccourci "Steeve" et ses variantes: Wozniack et Jobs d' [Apple](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.apple.com/fr/), Ballmer, ou moins réputé, Kleene (pour sa théorie de la récursion et les expressions rationnelles).
Après, cela dépend également de l'origine de la personnalité considérée.
Par exemple, c'est évidemment outre-Atlantique que l'on trouve le plus de John, et ceci, sans doute sans prendre en considération le sujet qui nous intéresse: la corrélation entre nom et réussite chez les geeks.
Parmis les John célèbres, on citera Carmack à qui l'on doit notamment Quake et Doom, Backus qui lança le Fortran, Atanasoff qui fut le concepteur du premier ordinateur, von Neumann qui établit l'architecture des ordinateurs, ou encore Warnock, co-fondateur de [Adobe](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.adobe.com/fr/).
Le prénom Alan semble également être un facteur de réussite: Turing qu'on ne présente plus, Sugar, fondateur d'Amstrad (ah, le bon vieux temps des CPC...), ou encore Kay qui créa le langage SmallTalk.
Tout comme Éric, prénom porté par le PDG de Google, Schmidt, ou Raymond, fondateur de l' [Open Source Initiative](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://opensource.org/), voire Allman, créateur de [sendmail](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.sendmail.org/).
Ou Marc, comme Zuckerberg (encore lui), Andreessen le fondateur de [Netscape](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://netscape.aol.com/), Ewing, créateur de [Red Hat](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.fr.redhat.com/) ou encore Shuttleworth, celui d' [Ubuntu](https://web.archive.org/web/20101108135337/http://www.ubuntu-fr.org/).
C'est également sans compter sur la réussite de ceux qui ont un nom ou un prénom peu commun dans le monde des geeks, mais un nom qui a été donné à leur découverte, leur création.
C'est ainsi le cas de Ada Lovelace, dont le prénom a donné un langage de programmation, ou George Boole, dont l'algèbre est un élément essentiel en informatique, Seymour Cray, constructeur de célèbres super-ordinateurs, ou encore Haskell Cury, dont les travaux ont menés à la programmation fonctionnelle, et au langage Haskell.
On notera également quelques personnages célèbres, mais fictifs, dont le nom revient très souvent.
Je veux parler, bien entendu, de John et Jane Doe, ou encore de Dave Null.
En conclusion, si vous voulez que votre futur enfant réussisse dans un monde de geek, il faudra l'appeler John, Bill, Steeve ou Mark.
Si vous avez une fille, il ne vous reste que Ada...

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/496
date: '2010-11-09 20:46:00'
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Vu qu'en ce moment, l'actualité n'a rien de transcendant, j'ai décidé que dans les prochains jours, j'allais me consacrer aux projets de développement que j'avais laissé en suspens jusque là.
Par ailleurs, je viens de remarquer que [l'outil de téléchargement](https://web.archive.org/web/20101124142017/http://ingnu.fr/books/) que j'ai intégré à WordPress déconne: cliquer sur le bouton de téléchargement d'un fichier renvoi vers une page prétendant que le fichier n'existe pas.
Étant donné que j'aimerais quand même diffuser ne serait-ce que le *Manifeste du geek*, j'ai décidé que le premier de mes projets allait être un espace de téléchargement.
Cela fait longtemps que je souhaitais en coder un, mais ingnu m'offre l'occasion de m'y consacrer sérieusement.
Ce qui signifie aussi que vu son importance pour ingnu, elle va être terminée rapidement, et donc diffusée rapidement.
Il s'agira par conséquent de la première application Libre que je diffuserai via ingnu.
Ensuite, j'ai récemment codé un gestionnaire de médias: une application pour lister mes Blu-ray en fait.
Il existe [d'autres outils](https://web.archive.org/web/20101124142017/http://opendb.iamvegan.net/wiki/index.php?title=Main_Page) sur le marché bien sûr, mais j'ai voulu une application allant à contre-courant.
Je trouve, en effet, que le fait de créer un film dans un tel gestionnaire, en passant par un outil d'importation permettant de télécharger les données du film via [Allociné](https://web.archive.org/web/20101124142017/http://www.allocine.fr/) ou [Amazon](https://web.archive.org/web/20101124142017/http://www.amazon.fr/), ne permet pas l'exactitude.
Je voulais un outil me permettant, avec un moindre effort, de créer une galerie d'images, de créer des coffrets et d'y ajouter des médias, chose que ne permettent pas, ou pas facilement, les autres outils disponibles.
Il me reste encore à optimiser et sécuriser l'application, et ce sera donc sans doute le deuxième de mes projets à être diffusés.
Compte tenu que pour le moment elle n'est ni optimisée ni sécurisée, je ne souhaite pas la proposer au téléchargement.
Je suis le premier à dire que c'est dangereux de proposer au téléchargement une application "pas finie", mais si vous souhaitiez tout de même en faire l'expérience, laissez un message sur le forum.
J'ai encore mon agenda des geeks à faire.
Contrairement aux deux applications précédentes, je le veux ouvert aux modules.
Je dois donc concevoir une API qui permettent de le faire.
Je souhaite aussi intégrer d'autres fonctionnalités d'inter-opérabilité comme des outils d'import/export ou un webservice.
Bien sût, tout cela va prendre un peu de temps.
Enfin, il y a un dernier projet sur lequel j'aimerais travailler, mais là je vois à plus long terme.
Il existe dans le Laboratoire, il s'appelle *MiVili*, mais je ne souhaite encore diffuser aucune information à son sujet (par crainte par exemple que je me rende compte qu'il n'a aucun intérêt et que personne ne va s'en servir).
Il s'agira probablement du plus gros de mes projets, je n'escompte donc pas pouvoir le diffuser dans les prochains temps.
Restez donc connectés, et n'hésitez pas à me faire part de vos impressions, remarques ou suggestions, à mesure que je fais avancer les choses!

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/497
date: '2010-12-02 21:00:00'
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- Censure
- Internet
- Neutralité
title: À propos de la neutralité du net
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Je me souviens de l'Ancien Temps.
J'étais particulièrement jeune, je devais avoir dix ans ou moins peut-être.
J'étais en retard à l'époque sur le plan du matériel.
Je n'avais qu'un Amstrad CPC6128.
Le bon vieux temps.
À cette époque, les entreprises mettaient l'adresse de leur site Internet en bas de chaque publicité.
Elles se comptaient encore sur les doigts de la main, et j'avais entrepris de noter dans un carnet toutes les adresses Internet que je voyais, même si elles abordaient un sujet qui ne m'intéressait pas.
Tous les jours, je notais une dizaine ou une vingtaine d'adresses.
Rapidement, je n'eus plus le courage de continuer mon référencement, parce que leur nombre croissait de jour en jour.
Et puis j'ai eu, moi aussi, mon propre ordinateur et ma propre connexion Internet.
Les premiers sites que je visitais alors étaient relativement simples.
De simples pages statiques, [bariolées](https://web.archive.org/web/20110303132720/http://wonder-tonic.com/geocitiesizer/content.php?theme=3&music=10&url=ingnu.fr), couvertes de gifs animés, s'étendant sur des kilomètres de hauteur.
Les gens y mettaient ce qu'ils voulaient.
Ils créaient ça facilement, avec *Frontpage* par exemple.
Tout le monde pouvait faire son site (ou du moins, sa page perso), y mettre et dire ce qu'il voulait.
Puis il y a eu l'avènement du partage, avec des applications comme [Kazaa](https://web.archive.org/web/20110303132720/http://www.kazaa.com/fr/index.htm), [eMule](https://web.archive.org/web/20110303132720/http://www.emule-project.net/home/perl/general.cgi?l=13), [Napster](https://web.archive.org/web/20110303132720/http://www.napster.com/).
Les musiques, puis quelques temps après les films, s'échangeaient en masse.
C'était encore le temps de la neutralité.
Les interactions entre site Internet et visiteurs étaient limitées, voire inexistantes.
Passion mise à part, tout le monde était sur un pied d'égalité: la découverte de ce monde, où tout est relié, interconnecté, rendait chacun humble, parce qu'il n'avait pas plus de connaissance que les autres.
Chacun contribuait peut-être un peu à faire avancer la technologie, en demandant de nouveaux smileys pour les uns, de nouvelles possibilités d'interactions pour les autres.
Aujourd'hui que l'interaction entre site Internet et visiteurs est possible, maintenant qu'Internet est plus communiquant que jamais, et que les visiteurs peuvent aussi communiquer entre eux et pas seulement avec un site Internet, la question de la neutralité se pose, et par extension, celle de la censure.
À l'époque, nous, les geeks, on pensait qu'on avait découvert un nouveau monde, et que nous en étions les colons.
Notre avantage était que ce monde n'était pas habité: nous n'avions donc besoin d'en chasser personne, contrairement aux européens qui arrivèrent en Amérique.
Nous arrivions sur une terre vierge, accueillante, exempte de concurrence.
Nous pouvions créer notre propre politique (si tant est qu'une politique devait être mise en place), notre propre société.
Nous pouvions créer un monde libre, où nous pourrions dire ce que nous voulions, nous défendre comme nous le voulions en cas de besoin.
Le tout, verbalement, puisque les interactions physiques n'étaient pas possible.
En fait, c'était comme si, dans un MMORPG, nous avions tous le même build.
Il n'y avait pas de faibles ni de forts.
Si on injuriait quelqu'un sur sa religion, il pouvait se défendre en injuriant la notre, et on en serait restés là.
Pas de bataille juridique, pas de confrontation physique.
Juste des mots.
Mais maintenant, certains d'entre nous, geeks, sous l'impulsion d'une autorité supérieure non geek, motivés par l'argent ou le pouvoir, ont décidé qu'il était temps de mettre un terme à ces libertés.
La neutralité du Réseau des réseaux est désormais remise en question.
Il n'est plus possible de dire ce que l'on veut, de faire ce que l'on veut sur Internet.
Internet n'est plus libre, Internet n'est plus neutre.
On n'en est plus à se demander si oui ou non Internet va perdre sa neutralité.
Il faut maintenant se poser la question suivante: "*Comment permettre aux Hommes d'être à nouveau reliés par un réseau neutre?*"
La question de la neutralité ne se poserait pas si seulement les faits d'une certaines gravité étaient pris en compte, comme par exemple l'usurpation d'identité.
Mais quand quelqu'un qui cherche à participer à un projet soi-disant libre et neutre se fait censurer, parce que son intervention ne respecte pas une charte elle-même en contradiction avec ses principes de base, là on est en droit de se poser des questions.
J'ai étudié le droit entre autres choses.
J'avais pris l'habitude de malmener mes professeurs avec des phrases du genre: "*Comment pouvons-nous définir notre pays comme libre, alors que nous avons des lois, et que les lois sont elles-mêmes des entraves à la liberté?*".
J'ai compris plus tard que nous sommes dans un pays libre parce qu'officiellement, l'esclavage est aboli.
C'est un peu comme ces offres Internet mobiles illimitées, limitées à 500Mo.
Il y a deux ou trois ans en arrière, j'avais évoqué sur un forum l'idée que pour restaurer la liberté et la neutralité sur Internet, il fallait créer un réseau parallèle: chaque personne tire un câble vers son voisin.
Chacun met en place un petit nœud de réseau, avec un switch et des câbles.
En gros, créer un immense réseau local, parallèle à Internet, mais qui ne serait géré par personne et par tout le monde à la fois.
Les réactions que j'ai suscité oscillaient entre mépris et amusement, mais personne ne m'a pris au sérieux.
Il y a quelques jours, j'ai lu (malheureusement, je ne sais plus où) qu'un, américain ou un britannique démarrait la mise en place d'un tel réseau.
Peut être que finalement, c'est tout de même la seule chose à faire pour restaurer la neutralité d'Internet.
Ou peut-être n'est-ce qu'une utopie, parce qu'après tout, les gens sont procéduriers: rien ne les empêche d'attaquer quelqu'un d'autre en justice simplement à cause d'un délit de sale gueule.
Je ne parle même pas du piratage, parce que si vous avez lu le [Manifeste du geek](https://web.archive.org/web/20110303132720/http://dl.ingnu.fr/?f=3), vous savez que je considère que toute œuvre devrait être Libre.
Mais pourquoi empêcher les gens de dire ce qu'ils veulent?
Pourquoi nous empêcher de diffuser notre connaissance?
Pourquoi nous mettre des bâtons dans les roues quand on veut avancer et faire avancer?
Je crois savoir pourquoi.
La jalousie.
Ceux qui ont le pouvoir de filtrer sont jaloux de ceux qui ont la possibilité d'évoluer et faire évoluer.
C'est le même principe qu'à l'heure actuelle en entreprise: on n'évolue plus, parce que soit on a peur de se brouiller avec les collègues qui convoitent le même poste, soit parce que les supérieurs ont peur pour leur propre poste.
Je rêve qu'un jour Internet redevienne ce qu'il était à ses débuts.
Alors, je rêve qu'Internet suive la même voie que les livres: ils ont d'abord été écrits, puis imprimés et diffusés.
On les a ensuite brûlés, pour qu'ils reviennent finalement, et perdurent.
Brûlons Internet tel qu'il est, pour que nous puissions en créer un nouveau, plus libre, plus neutre, largement utilisé.
Redonnons à Internet ce qui était à Internet à ses débuts!