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Récupération d'articles d'archives

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/487
date: '2010-06-21 23:00:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024151837/http://ingnu.fr/2010/06/21/installation-dun-systeme-de-mailing-list-sous-debian/
tags:
- Debian
- École ouverte francophone
- GNU
- Mailing-list
- Mailman
title: Installation d'un système de mailing-list sous debian
weather:
humidity: 75
illuminance: 0.0
precipitations: false
pressure: 1020.6
source:
- open-meteo
temperature: 9.7
wind_direction: 27
wind_speed: 6.4
---
La mise en place d'une mailing-list pour assurer la communication entre personnes m'a semblé être intéressant pour un projet lors de ma formation à l' [École Ouverte Francophone](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.eof.eu.org/).
J'ai donc opté pour [mailman](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.gnu.org/software/mailman) du projet [GNU](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.gnu.org/).
Nous considérerons pour ce tutoriel qu'un serveur [postfix](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.postfix.org/) est déjà en place et fonctionnel.
L'installation en elle-même sous [debian](https://web.archive.org/web/20101024151837/http://www.debian.org/index.fr.html) se fait via la commande suivante:
```text
apt-get install mailman
```
On doit ensuite rajouter les lignes suivantes au fichier "*/etc/postfix/main.cf*":
```text
owner_request_special = no
unknown_local_recipient_reject_code = 550
mailman_destination_recipient_limit = 1
```
Et les lignes suivantes au fichier "*/etc/postfix/master.cf*":
```text
mailman unix - n n - - pipe
flags=FR user=list
argv=/etc/mailman/postfix-to-mailman.py ${nexthop} ${user}
```
On ajuste le fichier "*/etc/maiman/mm__cfg.py*":
```text
DEFAULT_URL_PATTERN = 'http://%s/mailman/'
PRIVATE_ARCHIVE_URL = 'mailman/private'
IMAGE_LOGOS = '/images/mailman/'
DEFAULT_EMAIL_HOST = 'mail.host.tld'
DEFAULT_URL_HOST = 'host.tld'
```
Et on relance les services:
```text
/etc/init.d/postfix reload
/etc/init.d/mailman restart
```
A ce moment, mailman va râler parce qu'il n'existe pas encore la liste par défaut (appelée "mailman ").
On va donc la créer avec la commande suivante:
```text
newlist mailman
```
Après avoir répondu aux quelques questions (n'oubliez pas de spécifier un mot de passe), mailman vous communique une liste d'alias à indiquer dans votre fichiers d'alias, généralement "*/etc/aliases*".
Il s'agit du fichier renseigné dans la directive "*alias_database*" du fichier "*/etc/postfix/main.cf*".
Une fois ces lignes ajoutées, lancez la commande:
```text
postalias /etc/aliases
```
Relancez postfix et mailman.
A noter qu'une directive existe pour ne pas avoir à refaire ces étapes lors de la création d'une nouvelle mailing-list, mais sur ma configuration, postfix ne prenait pas en compte les alias: je devais éditer le fichier "*/etc/aliases*" à la main.
Configurez ensuite un nouvel hôte virtuel dans Apache, dans le but de pouvoir gérer vos mailing-list via une interface web, mais surtout pour permettre aux autres personnes de s'y abonner facilement.
Voici mon fichier spécifique à cet hôte virtuel:
```text
<VirtualHost *:80>
ServerName mailman.host.tld
ServerAdmin contact@host.tld
ScriptAlias /mailman/ /usr/lib/cgi-bin/mailman/
<Directory "/usr/lib/cgi-bin/mailman/">
AllowOverride None
Options ExecCGI
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
Alias /images/mailman/ /usr/share/images/mailman/
<Directory "/usr/share/images/mailman/">
AllowOverride None
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
Alias /pipermail/ /var/lib/mailman/archives/public/
<Directory "/var/lib/mailman/archives/public">
Options Indexes MultiViews FollowSymLinks
AllowOverride None
Order allow,deny
Allow from all
</Directory>
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine on
# Redirect to SSL if available
# <IfModule mod_ssl.c>
# RewriteCond %{HTTPS} !^on$ [NC]
# RewriteRule . https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [L]
# </IfModule>
# Redirect root access to mailman list
RewriteRule ^$ /mailman/listinfo [R=permanent,L]
RewriteRule ^/$ /mailman/listinfo [R=permanent,L]
</IfModule>
</VirtualHost>
```
Vous voilà en mesure de gérer vos listes de diffusion depuis l'interface web, dont l'adresse sera celle de votre hôte virtuel.

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/488
cover: images/cover.png
date: '2010-06-22 10:09:23'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20100701121919/http://ingnu.fr/2010/06/22/lere-des-pc-nest-pas-terminee/
tags:
- Cloud
- PC
- Tablette
title: L'ère des PC n'est pas terminée
weather:
humidity: 53
illuminance: 76146.7
precipitations: false
pressure: 1022.2
source:
- open-meteo
temperature: 16.2
wind_direction: 45
wind_speed: 7.6
---
D'après [cette page](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.techi.com/2010/06/three-reasons-the-pc-era-is-coming-to-an-end/) (qui a fait l'objet d'un tweet à l'instant), il existe trois raisons selon lesquelles l'ère des PC est sur le point de se terminer.
En cause, le Cloud Computing et les tablettes.
Ahah, elle est bien bonne...
On en a eu des Paco Rabanne de l'informatique, annonçant la fin proche de Microsoft, des sites persos, d'Internet par le téléphone ou que sais-je encore.
Des visionnaires, qui prétendent annoncer la fin d'une chose qui n'en aura jamais.
Des professionnels qui jouent au dés, en balançant une idée articulée autour d'une tendance, en espérant qu'elle se concrétise pour pouvoir devenir riches et célèbres.
On avait aussi annoncé la mort des PC de bureau lorsque les portables sont arrivés, et la fin des portables avec l'arrivée des ultra-portables.
Mais voilà : les PC ont toujours la cote.
Plus fort encore, les portables aussi, de même que les ultra-portables.
En fait, c'est toute l'informatique qui a le vent en poupe.
Il y aura toujours des geeks qui voudront avoir le dernier processeur, la dernière carte graphique, le plus de mémoire, tout en sachant bien qu'il sera toujours à des années lumières d'avoir dans son bureau la puissance d'un Google.
Mais de toute façon, qu'importe d'avoir un super calculateur qui sait modéliser l'ADN s'il ne veut qu'un PC pour jouer à Crysis ?
Pourquoi se connecterait-il au Cloud pour ça, ou pour aller sur Facebook ?
Et puis, rejoindre le Cloud, c'est offrir une surface d'attaque aux script-kiddies, quel intérêt ?
L'auteur prétend que la puissance informatique sera comme la puissance électrique à l'heure actuelle : on branche un terminal dans le mur, et les calculs sont effectués ailleurs.
Or, la tendance de l'énergie, c'est de la produire soi-même, donc se désolidariser des fournisseurs d'énergie.
Pourquoi chercherait-on à se désolidariser de nos ordinateurs ?
Ce serait ouvrir la porte à l'utilisation de l'informatique à l'abonnement : vous vous voyez payer chaque heure passée devant votre ordinateur, en plus de ce qu'il coûte en énergie ?
Ça me rappelle un peu le principe des cyber-cafés...
Toujours en parlant du Cloud, l'auteur prétend qu'il permet d'éviter la frustration ressentie lorsqu'on oublie de copier son album de musique d'un PC à l'autre, et qu'on veut l'écouter justement sur le PC qui ne l'a pas.
Il n'a jamais entendu parlé des clés USB ?
Des disques externes ?
Et si déjà on a plusieurs ordinateurs, autant se monter un petit serveur, et le problème ne se pose plus.
On n'expose pas non plus ses données sur Internet.
On se monte son propre nuage en quelque sorte.
C'est ce que j'ai fais, ça marche très bien, et n'importe qui ne peut pas accéder à mes données.
Enfin, il prétend également qu'il existera dans le Cloud des banques qui conserveront vos données, comme nos banques conservent notre argent.
Hum.
Vous vous rappelez [ce mec qui a fait perdre cinq milliards d'euros à une banque française](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/l-homme-qui-a-fait-perdre-5-milliards-d-euros-a-la-sg_141026.html) ?
Je me vois mal confier mes données personnelles à autre chose que mon propre serveur.
D'ailleurs, mes économies sont sous mon matelas.
Et pourquoi la tablette devrait tuer le PC ?
L'écran est trop petit pour pouvoir travailler avec, il n'y a pas de vrai clavier, il est impossible de s'y brancher un 5.1 pour se mater un blu-ray, et [ça fait ramer Windows 95](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://www.gizmodo.fr/2010/04/12/heresie-windows-95-sur-un-ipad.html), alors un Crysis...
[La tablette, c'est de la merde](https://web.archive.org/web/20100701121919/http://ingnu.fr/2010/01/31/lipad-cest-de-la-merde/).
Non, moi je crois simplement que de temps en temps, au lieu de publier n'importe quoi, certains feraient mieux de s'abstenir...
Chaque plateforme a ses avantages et ses inconvénients, mais surtout son propre type d'utilisation.
Je crois sincèrement que le PC, tel qu'on le connaît, subsistera encore longtemps.
Pas vous ?

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comments_url: https://com.richard-dern.fr/post/489
date: '2010-06-23 17:44:00'
links:
- lang: fr
name: Page d'origine sur Archive.org
url: https://web.archive.org/web/20101024144622/http://ingnu.fr/2010/06/23/installer-seeks-sous-debian/
tags:
- Compiler
- Debian
- Méta moteur
- Moteur de recherche
- Seeks
- Source
- Ubuntu
title: Installer Seeks sous Debian
weather:
humidity: 56
illuminance: 43331.4
precipitations: false
pressure: 1019.9
source:
- open-meteo
temperature: 19.8
wind_direction: 62
wind_speed: 9.3
---
[Seeks](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.seeks-project.info/) est un méta moteur de recherche, permettant d'anonymiser les requêtes avant leur envoi aux moteurs de recherche, tels que [Google](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.google.fr/), [Bing](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.bing.com/?cc=fr), [Cuil](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.cuil.com/), [Yahoo](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://fr.search.yahoo.com/) ou [Exalead](https://web.archive.org/web/20101024144622/http://www.exalead.com/search/).
Il offre en outre un proxy et un serveur web intégré.
L'intérêt d'installer Seeks est donc de disposer d'un moteur de recherche qui va garantir l'anonymat de nos requêtes, et nous fournir des résultats exhaustifs et pertinents.
On notera à ce sujet la possibilité de trier les résultats selon plusieurs critères, par exemple par blogs, par forums, par pages de wiki, etc.
Plusieurs schémas sont possibles pour utiliser Seeks après installation, notamment l'utiliser comme un proxy, donc à configurer dans votre navigateur web, utiliser le serveur web intégré depuis la version 2.3, ou passer par un autre serveur web, du genre apache, en "proxyfiant" les requêtes.
Puisque la dernière version intègre son propre serveur web, nous allons expliquer l'installation de Seeks la plus simple.
Tout d'abord, il faut installer quelques paquets:
```text
apt-get install autoconf automake libtool libcurl4-gnutls-dev libpcre3-dev build-essential libxml2-dev git-core libevent-dev
```
On installe *git-core* parce que, a priori, le binaire résultant de la compilation des sources obtenues avec *git* est moins capricieux.
Ensuite:
```bash
cd /usr/src
git clone git://seeks.git.sourceforge.net/gitroot/seeks/seeks
cd seeks
./autogen.sh
```
On va installer Seeks dans */opt/seeks*, et on veut compiler avec le module serveur web; il en résulte la commande suivante:
```bash
./configure --enable-httpserv-plugin=yes
```
Et on compile:
```bash
make
```
Petite astuce, pour les processeurs multi-cores, utilisez l'option *-j*, suivie du nombre de cores.
Sur mon Core2Duo, cela donne:
```bash
make -j2
```
Une fois la compil terminée et sans accro, on installe:
```bash
make install
```
On se retrouve avec l'arborescence suivante:
```text
/opt/
`-- seeks
|-- bin
|-- etc
| `-- seeks
|-- lib
| `-- seeks
| `-- plugins
| |-- blocker
| |-- httpserv
| `-- websearch
`-- share
|-- man
| `-- man1
`-- seeks
|-- lsh
| `-- swl
|-- plugins
| |-- blocker
| `-- websearch
| |-- patterns
| |-- public
| | `-- images
| | `-- search_engines
| `-- templates
| `-- css
|-- proxy
| `-- templates
`-- public
|-- css
|-- images
`-- yui
`-- 3.0.0
|-- cssfonts
|-- cssgrids
|-- cssreset
`-- yui
```
On édite le fichier */opt/seeks/etc/seeks/config*.
Les valeurs importantes à changer sont les suivantes:
```text
confdir /opt/seeks/etc/seeks
logdir /var/log
logfile seeks.log
plugindir /opt/seeks/lib/seeks/
activated-plugin httpserv
hostname <votre nom de domaine>
```
Les autres options de configuration sont laissées à votre appréciation.
Vérifiez ensuite les paramètres du fichier */opt/seeks/etc/seeks/httpserv-config*.
Les paramètres par défaut devraient aller, mais si vous hébergez déjà un proxy sur le port 8080, il faudra changer soit celui de ce proxy, soit celui de Seeks.
On peut ensuite passer à la configuration du fichier */opt/seeks/etc/websearch-config*.
Là, pareil, c'est à votre appréciation.
On peut ensuite lancer le démon, avec la commande suivante:
```text
/opt/seeks/bin/seeks --daemon
```
J'ignore comment il se débrouille parce que je n'ai pas encore eu la curiosité de fouiller le code, mais a priori, pas besoin de lui dire où chercher son fichier de configuration, il le trouve tout seul.
Changez une option dans le fichier de configuration, par exemple le port du serveur web et relancez Seeks pour vous en convaincre.
Bref.
Si toutefois il ne le trouvait pas, il suffit de lui indiquer le chemin complet du fichier config (donc */opt/seeks/etc/seeks/config*) à la fin de la commande précédente.
On a notre Seeks fonctionnel, et accessible depuis le port configuré précédemment.
Il est toujours possible, maintenant, de créer un hôte virtuel dans Apache, histoire qu'il ait son propre nom de domaine ou de sous-domaine.
Voici un extrait de configuration le permettant:
```text
ProxyPass / http://127.0.0.1:8080/
ProxyPassReverse / http://127.0.0.1:8080/
```
C'est tout.
Si vous ne souhaitez pas passer par le serveur web intégré, je dois vous signaler que sur mon serveur, il crash pratiquement à chaque requête, ce qui, évidemment, est très handicapant.
Pour finir, vous pouvez ajouter la ligne suivante au début du fichier */etc/rc.local*:
```text
/opt/seeks/bin/seeks --daemon
```
De cette manière, Seeks démarrera automatiquement avec la machine.
Je signale également que des paquets tout prêts pour debian et ubuntu existent déjà.
Cependant, je n'en étais pas satisfait, c'est pourquoi je vous propose l'installation depuis les sources.
D'autre part, hormis l'installation des dépendances, la procédure est valable pour à peu près n'importe quelle plateforme.